La SACVL, après onze années passées sous votre gestion, reste aujourd’hui une entreprise très fragile. Passées les erreurs de gestion de la première mandature qui pèsent encore lourdement sur ses comptes, comme vient de le dire Michel Havard, reste la gestion courante et là, plusieurs indicateurs nous inquiètent, notamment le résultat courant qui se dégrade dangereusement. C’est un indicateur important quand on veut mesurer la performance d’une entreprise comme la SACVL, car c’est le résultat avant les plus-values et avant l’impôt sur les sociétés. Il est passé d’un déficit de près de 800.000 € en 2010 à un déficit de près de 1,2 millions en 2011, et les prévisions de déficit pour 2012 ne sont guère plus rassurantes puisqu’il devrait être de près de 3,3 millions d’euros. Il se dégrade parce que deux postes se dégradent dans le bilan : ce sont les dotations aux amortissements et bien sûr l’évolution importante des intérêts. Sur ce dernier poste, on est passé de 9,8 millions d’euros en 2010 à 12,3 millions d’euros en 2011, et la prévision pour 2012 est de près de 15 millions d’euros.
Bien sûr, je ne remets pas en cause les efforts importants qui ont été réalisés, notamment sur la restructuration de la dette. Pour autant, ces efforts ont été rendus nécessaires au regard de la mauvaise gestion de ces sociétés sous votre responsabilité. En conclusion, cet outil qui devait permettre de développer de manière importante notre parc de logements sociaux ne répond plus à cet objectif. La SACVL est une société qu’il faut gérer au jour le jour avec des risques importants qui pèsent sur sa dette et un parc immobilier qui ne cesse de se rétrécir, au détriment d’une demande de plus en plus forte de logements sociaux.
La SACVL restera un échec dans votre bilan, avec de mauvaises décisions et un mauvais contrôle lors de votre premier mandat, qui ont entraîné une gestion à risque particulièrement compliquée et risquée dans votre deuxième mandat.
Retrouvez mon intervention en vidéo :